lundi 2 décembre 2013

Concours PLumes en herbe.



Ca vous dirait, vous, les maîtres et les maîtresses de lancer vos papoutes sur un concours d’écriture ?
J’ai écrit une histoire. Vous en trouverez le début Ici. A vous d’inventer la suite. Non, je n'en dirai pas plus !Je suis une
Nathan offre un séjour à Paris, avec des visites et tout et tout à la classe gagnante. Je serai membre du jury ! Ce week- end, alors que je dédicaçais au salon de Montreuil, un petit garçon a tenté une offre de corruption passive : « Christine, un indice, tu aimerais quoi, comme suite ? Que ça ressemble à celle que tu as écrite ou pas du tout ? ». Comme il avait des Michoko, j’ai répondu : « Sois un homme, surprends-moi ! ». Voilà. Mon indice est désormais public et je reste incorruptible(sauf au niveau des dents).

lundi 4 novembre 2013

Saint Nicolas patron des é-co-liers...

Il y a 30 ans, toute jeune baby sitter, j'accompagne un petit à la salle des fêtes de son village. Et pourquoi, ce petit Lorrain avait-il besoin d'une baby sitter ? Parce que son papa faisait, ce jour-là, le Saint Nicolas.

Cela consistait à revêtir un habit de lumière à la forte odeur de naphtaline et à accueillir chaque enfant de la commune le temps d'une photo, à lui faire un câlin, et à lui remettre une réplique de lui-même en pain d'épice. Je reste donc avec le choupinou tandis que que le papa s'éclipse. Ah ! Voici enfin Saint Nicolas, majestueux, imposant... Il fait signe à mon petiot de s'approcher. 
Moi aussi, il me faisait toujours un peu peur, le saint -Nicolas.
En plus, comme j'étais la plus petite, la maîtresse me mettait toujours devant. 

Le petit menton se met à trembler. Il cherche son papa du regard. Horreur ! Le papa a disparu ! Il ne reste plus que la baby sitter mercenaire qui n'est pas vraiment rassurante, malgré ses "-N'aie pas peur, il va revenir ton papounet !- Mais il est où ? - Je ne sais pas, parti faire pipi...- Mais c'est long !- Ben parti faire caca peut-être...". Vision atroce d'un enfant hurlant dans les bras du Saint Nicolas, réclamant son papa (alors que c'est son papa, si vous avez bien suivi)...

Il y a fort longtemps, en terre de Lorraine, on avait bien faim. Pour leur part, Jehan, Margot et Colin étaient si pauvres qu'ils avaient l'habitude d'aller ramasser pour leurs parents les épis de blé oubliés dans les champs. Hélas ! Un jour, ils ne revinrent pas... En supplément : partez sur les traces de saint Nicolas ! Avec la complicité de Francine Roze, directrice du Musée Lorrain à Nancy, découvrez comment la légende est née et pourquoi aujourd'hui encore saint Nicolas fascine petits et grands !

La toute jeune maison d'édition " Feuilles de menthe, le thé aux histoires", m'a demandé de réécrire la légende de Saint Nicolas, l'ancêtre du Père Noël (Eh non, ce n'est pas Coca Cola qui l'a inventé, c'est une légende urbaine). J'ai essayé de redonner un contexte et de l'humanité à ce conte terrible (que faisaient les enfants seuls dans la nuit ? avaient ils des parents ?).
En supplément, un dossier sur la légende de St Nicolas.
Et les illustrations lumineuses et faussement naïves de Marion Duval.


Celle-là, elle fait vraiment peur : c'est le couteau du boucher. brrrrr....


lundi 28 octobre 2013

                     Qu'est-ce que je m'ennuie !


Ennui, quand tu nous tiens… - Dire que, parfois, il suffi t de lever le nez ! Il y a tellement de choses incroyables qui se passent autour de nous ! Mais, quand on ne les voit pas,il n’y a rien à faire, on ne les voit pas…

Mais non, ce n'est pas une déclaration ! Je ne m'ennuie pas du tout avec vous ! Mais alors pas du tout du tout !
En fait, la vérité, c'est que ça ne m'embête pas de m'ennuyer. Ou alors, que ça ne m'ennuie pas de m'embêter. En fait, quand j'ai l'air de m'embêter, je ne m'ennuie pas. Vous suivez ?
Au début de ma vie commune avec mon môri, il lui arrivait de rentrer le soir et de me trouver, assise dans la pénombre, très occupée à... ne rien faire. Tout affolé, qu'il était, le pauvre choupinou !
- Holala, quelqu'un est mort ? Y'a la guerre ? Une explosion atomique ? T'as raté ta couleur ?
Meuh non ! Simplement, des fois, regarder le papier peint, ça m'occupe drôlement bien. Il y a tellement de trucs à regarder, sur un papier peint dans la pénombre.
Alors, quand j'entends mes enfants, mes élèves dire qu'ils s'ennuient (et ils s'ennuient fort-fort-fort car beaucoup détestent lire, et la lecture est tout de même un super moyen de ne JAMAIS s'emmer s'embêter), ça me fait du chagrin.
Ca doit être un truc des gens qui écrivent parce que, pas plus tard que le week- end dernier, je prenais le petit déjeuner avec des auteurs (nous étions au premier salon de Montigny-les Metz, très réussi  !). L'un d'entre eux ( Philiiiippe, t'es trop super !) a dit " Oh, ben moi, je suis capable de regarder pendant des heures la façon dont les hôtels organisent leurs petits déjeuners alors je n'ai pas vraiment besoin de discuter le matin". 
Pareil.
C'est ce que je voulais dire dans ce bouquin : prenez le temps de vous ennuyer. Regardez bien, tout. Humez, laissez venir. C'est beau, un papier peint, la nuit. (1)

Les merveilleuses illustrations de François Soutif font décoller tout ça (pour décoller le papier peint, inutile de s'inscrire à un Casto-stage)... Bref, s'ennuyer, c'est le début de la créativité ! Enfin, les gens qui dessinent les papiers peints le disent !




i) Merci t'à toi, M'sieur Bohringer



mardi 10 septembre 2013

Nina veut un animal (et moi aussi)

Voilà, tout est dans le titre…
Au lieu de faire l’article sur le bouquin, je vous raconte ma vie :
Quand j’étions minaude, j’habitions au bord de la nationale. La conséquence directe de ce fait fut que, malheureusement, l’histoire de Paf le chien figura à plusieurs reprises dans la biographie familiale. Après avoir enterré Poly, puis Dick, puis Cannelle, il fut décidé de stopper définitivement  l’adoption de compagnon à poils.
Or mon père, un jour, rendit service à un paysan (la nature du service ne m’est pas connue). Le cultivateur lui demanda :
-          Eh, l’Francis, quoi c’est qu’te veux pour te r’mercier  d’ton service que tu m’as fort urbain’ment rendu ?
-          Eh ben, mon gros, ça fait un sacré bail que j’avions point croûté d’civet d’lapin dans mon auge (oui, mon père retrouvait ses racines paysannes au contact des paysans).
-          Castagnette (déformation meusienne de l’expression « qu’à cela ne tienne »), mon piot, t’en auras un d’main matin, vindiou !

Le fait est que le lendemain matin, aux aurores, un bon gros lapin était déposé devant la porte du garage.
Sauf qu’il était… vivant.
Mon père, élevé à la dure, à cinq heures debout pour traire les vaches et que je te fais du boudin dans la cuisine et que je te plume les poulets avec les dents, mon père, donc, ce dur à cuire a regardé le lapin. Il est allé chercher son grand couteau.
Et puis le lapin l’a regardé.
C’est comme ça qu’on a eu un lapin.
Tom qu’on l’a appelé. Qui est devenu Tomette après une colonie de vacances chez mes grands-parents au cours de laquelle Tom est devenu mère de famille nombreuse.
Bon, malheureusement, mon grand-père, lui , élevait des lapins pour les MANGER (oh my God !) et comme on n’avait pas mis de signe particulièrement distinctif à Tomette , un certain été 79 lui fut fatal et Tomette finit en terrine. Paix à sa tartine.


 

mardi 7 mai 2013

Jour de piscine : champion !

Eléonore Thuillier et mézigue avons gagné le prix Enfantaisie, prix décerné par des Petits Suisses. Comme je ne pouvais pas me rendre à la cérémonie officielle, j'ai répondu aux questions des petiots en film.
Le voici :
http://www.youtube.com/watch?v=P0EAUjnLr98

jeudi 18 octobre 2012

La petite fille et la souris

Une petite fille et une souris ont été les protagonistes d’une même aventure il y a bien longtemps, et pourtant leurs histoires n’ont rien à voir. Comment un même événement peut-il être vécu aussi différemment ? Bah, chez les souris comme chez les petites filles, c’est le point de vue qui fait le récit !"
Il est sorti, notre dernier bébé, à Marianne Barcilon et moi. Très souvent, les gens imaginent que c'est en observant les enfants que j'ai mes idées de textes. Eh non ! Pas tant que ça ! Je vous raconte un petit peu ma life ?
Un dimanche après midi, avec mon chéri, on se remémore notre rencontre :
- Tu te souviens, mon grand navet, notre premier baiser, c'était sur la jetée, à minuit, il y avait des vagues de trois mètres, c'était so romantic !
- Heu, non, ma cucurbitacée, c'était pas plutôt quand on attendait les moules-frites et pis qu'al étaient froides et qu'on a été malades ?
Aussitôt, je me suis dit qu'il fallait que je raconte une histoire dans laquelle les protagonistes sont convaincus d'avoir partagé un évènement mais en fait non. Vous me suivez ?
Alors, bien sûr, Marianne s'en est donnée à coeur joie. Elle est allée chercher une VRAIE dentelière, qui travaille pour une grande marque de dessous et s'est inspirée de ses secrets :
et puis elle s'est bien amusée. Une petite fille, vue par une souris, ça peut s'avérer... magique !

A vous de trouver l'étage des chacune des familles !

Sinon, j'en suis SURE, c'était sur la jetée...

vendredi 7 septembre 2012

Dis moi oui, Andy....

Etre acceptée.
Etre acceptée lorsqu’on est auteur.
Oui oui, je sais, c’est à double sens. C’est exprès, figurez-vous ! Car j’ai beau me dire que mon texte, mon histoire, ce n’est pas moi, n’empêche, lorsqu’un manuscrit est approuvé, je me sens toute revivifiée, revigorée, ravigotée, je suis toute requinquinette.
C’est un peu comme si j’avais un bonus de vie, un petit et délicieux bon point, un ticket pour un tour gratuit, une réduc sur un sac de luxe (et là, les psychanalystes diront : « Moooon, elle a pris le sac comme exemple, symbole féminin par excellence, substitut utérin, très intéressaaaant…. ») ou le petit coup de polish gratuit chez le garagiste (« Symbole masculin, mon cher confrère »).
Et puis, il y a comme une deuxième couche à l’intérieur : lorsque j’apprends qui va illustrer. Aujourd’hui, j’ai eu les deux en même temps : oui, un nouveau texte va exister, et oui, il va prendre vie sous les pinceaux de quelqu’un que j’admire.
Alors, à votre avis, je suis dans quel état, là, présentement ?