mardi 7 mai 2013

Jour de piscine : champion !

Eléonore Thuillier et mézigue avons gagné le prix Enfantaisie, prix décerné par des Petits Suisses. Comme je ne pouvais pas me rendre à la cérémonie officielle, j'ai répondu aux questions des petiots en film.
Le voici :
http://www.youtube.com/watch?v=P0EAUjnLr98

jeudi 18 octobre 2012

La petite fille et la souris

Une petite fille et une souris ont été les protagonistes d’une même aventure il y a bien longtemps, et pourtant leurs histoires n’ont rien à voir. Comment un même événement peut-il être vécu aussi différemment ? Bah, chez les souris comme chez les petites filles, c’est le point de vue qui fait le récit !"
Il est sorti, notre dernier bébé, à Marianne Barcilon et moi. Très souvent, les gens imaginent que c'est en observant les enfants que j'ai mes idées de textes. Eh non ! Pas tant que ça ! Je vous raconte un petit peu ma life ?
Un dimanche après midi, avec mon chéri, on se remémore notre rencontre :
- Tu te souviens, mon grand navet, notre premier baiser, c'était sur la jetée, à minuit, il y avait des vagues de trois mètres, c'était so romantic !
- Heu, non, ma cucurbitacée, c'était pas plutôt quand on attendait les moules-frites et pis qu'al étaient froides et qu'on a été malades ?
Aussitôt, je me suis dit qu'il fallait que je raconte une histoire dans laquelle les protagonistes sont convaincus d'avoir partagé un évènement mais en fait non. Vous me suivez ?
Alors, bien sûr, Marianne s'en est donnée à coeur joie. Elle est allée chercher une VRAIE dentelière, qui travaille pour une grande marque de dessous et s'est inspirée de ses secrets :
et puis elle s'est bien amusée. Une petite fille, vue par une souris, ça peut s'avérer... magique !

A vous de trouver l'étage des chacune des familles !

Sinon, j'en suis SURE, c'était sur la jetée...

vendredi 7 septembre 2012

Dis moi oui, Andy....

Etre acceptée.
Etre acceptée lorsqu’on est auteur.
Oui oui, je sais, c’est à double sens. C’est exprès, figurez-vous ! Car j’ai beau me dire que mon texte, mon histoire, ce n’est pas moi, n’empêche, lorsqu’un manuscrit est approuvé, je me sens toute revivifiée, revigorée, ravigotée, je suis toute requinquinette.
C’est un peu comme si j’avais un bonus de vie, un petit et délicieux bon point, un ticket pour un tour gratuit, une réduc sur un sac de luxe (et là, les psychanalystes diront : « Moooon, elle a pris le sac comme exemple, symbole féminin par excellence, substitut utérin, très intéressaaaant…. ») ou le petit coup de polish gratuit chez le garagiste (« Symbole masculin, mon cher confrère »).
Et puis, il y a comme une deuxième couche à l’intérieur : lorsque j’apprends qui va illustrer. Aujourd’hui, j’ai eu les deux en même temps : oui, un nouveau texte va exister, et oui, il va prendre vie sous les pinceaux de quelqu’un que j’admire.
Alors, à votre avis, je suis dans quel état, là, présentement ?

lundi 2 juillet 2012

l'auteure vue par ses "fans"

Tout d'abord, l'auteure a un nom d'artiste. En général assez créatif. de la part des "fans", bien sûr.
mais l'auteure reste nomal









Il faut savoir que l'auteure a du super matos.
forcément, pour écrire...


Et que l'auteure n'écrit que très très bien habillée.
Très important pour l'inspiration : la couronne



avec une robe asymétrique, de préférence :

et puis, pas n'importe où :
à Beverslyys

au bord d'une piscine, à Losangelesse

et on la remercie :
mais pas trop quand même !
Et s'il y a des trucs qu'on ne sait pas trop dessiner, c'est pas grave.
moi, je m'aime assez, en pom pom girl...
Je peux être très funky :
et même super star :


on voit le réalisme : j'ai pas les jambes qui touchent le sol
Et même, parfois, être tout à fait réaliste !
 Merci mes petits "fans ", je me sens aimée !!!!


vendredi 8 juin 2012

Cochon qui s'en dédit !

Je vous avais promis, ici de vous donner des nouvelles. Voici les VRAIS dessins d'Eléonore Thuillier, ceux qui ont gagné au Concours Eurovision de l'illustration ("Luxemburg, one point"...)

Sont chouettes, hein ?
Le livre sort pour la rentrée de septembre. Les illus, dûment testées par un panel représentatif de Ti-papoutes sont complètement désopoilantes.
Alors :










et hop !
Te gusta ?

mardi 5 juin 2012

On a gôôôôgné !

Eh oui ! Le prix Chronos ! Rien que ça ! Autant vous dire que je ne prends plus la peine de saluer mes voisins... Avec quel liv' me demanderez-vous ?
Avec : "François et le temps", vous répondrais-je.
Vous voulez un lien ? En voici un (je mettrais bien une farce mais je veux absolument rester solennelle, au moins une fois, c'est l'occasion).
http://www.prix-chronos.org/


C'est un prix, je cite  "
Le Prix Chronos de littérature, créé en 1996 par la Fondation Nationale de Gérontologie, propose aux participants de lire des ouvrages ayant pour thème les relations entre les générations, la transmission du savoir, le parcours de vie, la vieillesse et la mort...
Les objectifs de ce prix sont de :
Sensibiliser les jurés à la découverte du parcours de vie, de la naissance à la mort, aux relations entre les générations, à la transmission du savoir… , c'est-à-dire :

"Grandir, c'est Vieillir ; Vieillir, c'est Grandir"
Permettre à des personnes de tous âges de réfléchir sur la valeur des étapes du parcours de vie.
Primer les meilleurs albums et romans traitant des relations entre les générations, de la vieillesse...
Développer le goût de la lecture chez les jeunes et la découverte de la langue française chez les jurés étrangers.
Promouvoir et favoriser la rédaction et l’illustration d’ouvrages sur cette thématique.
Encourager les éditeurs à publier des ouvrages sur le sujet.
Éduquer à la citoyenneté grâce au vote individuel."









Voilivoilà




Vous voulez mon discours ?Eh bien, le voici !







Lorsque j’avais votre âge, je rêvais. Je rêvais d’avoir 10 ans. Ca me paraissait si loin ! 10 ans ! Deux chiffres à mon âge ! J’en avais tellement envie : il me semblait qu’être enfant, c’était surtout attendre, attendre et attendre encore.
Je regrette un peu maintenant, de n’avoir pas plus été fière de mes années à un seul chiffre. De ces années pendant lesquelles je croyais attendre. Seulement attendre. D’être libre, de savoir, de savoir lire, écrire, de savoir trouver ce qui m’intéressait, libre de parler à qui je voulais, libre d’aller où mon désir me portait. Je croyais que ces moments à un tout petit chiffre n’étaient rien d’autre
que de l’attente. Je me trompais.
C’était des années pendant lesquelles je construisais, je ME construisais. Parce que, c’est vrai, je le promets de toute ma profonde âme, ce sont elles qui m’ont construite. Ces années pendant lesquelles j’ai tellement rêvé. Je me souviens, grâce à elles. Je me souviens « de comment c’est », quand on a sept ans, huit ans…
Et oui, je suis contente, faut-il l’avouer, d’avoir deux chiffres : c’est vrai, grandir c’est aussi être libre. Mais ces journées-là, ces « un seul chiffre », elles m’ont donné ma vie, celle que j’aime, celle qui me permet d’avoir encore plein, plein, plein d’envies.
Comme, par exemple, celle d’avoir un jour trois chiffres à mon âge….




jeudi 5 avril 2012

Zinc Grenadine

Vous le connaissez, le meilleur salon de littérature jeunesse du Monde ? (ou presque)
Je vous laisse réfléchir.
Ayé ?
Rooo, c'est tout facile pourtant !
C'est le ZINC GRENADINE !
 C'est à Epinal (oui oui, dans les Vosges !) et c'est trop (des enfants) de la balle.
En amont, il y a des bénévoles (embarqués il y a 10 ans par Clair Arthur, un artiste complet). Et quoi que c'est qu'ils font, gratouillitement ? Ils lisent.
 Et quand l'un d'entre eux aime bien un livre, il crie : "STOOOOOOOOP ! j'en tiens un Vindiou" (on est dans les Vosges). Et ensuite ils appellent le papa ou la maman du livre et ils le plaquent au sol l'invitent.
Cette année, ils m'ont chopée m'ont invitée.
Moi, quand j'arrive, au début, c'est comme ça :
Vous noterez, cher lecteur que je subodore quelque peu perfide, qu'il s'agit bien d'une bouteille D'EAU.

Après, on va dans les classes et on fait les kékés avec les enfants. Et avec les maîtresses. Et avec les autres    papas-mamans de livres. Et avec les organisateurs.Et avec les Vosgiens.Mais attafion ! On rigoule SERIEUSEMENT !
Si tu regardes bien, tu verras que je sais VRAIMENT dessiner les souris.
Moi, j'ai fait environ 240 paires de bisous, inventé 12 histoires, raconté 20 livres avé l'assent  en y mettant tout mon coeur, dessiné les trois trucs que je sais faire (les cochons, les souris, les Ninas) et séparé 4 belligérants en tétine... On n'a rien à penser, on a des chauffeurs en 4L qui vous transportent par-delà les cols sans vous faire vomir et des bibliothécaires qui ont cuit des chouquettes.



Et là, étrangement, j'ai perdu ma bouteille d'eau.

Le ouikenne, on est sous le chapiteau, dans des "Casalire". On rigoule, on revoit les enfants qui font des grands gestes à leurs parents ( "Papa, c'est ELLE, la folle qui a dansé le waka waka avec la passoire sur la tête, elle s'appelle Kritinomannevilain"). On reraconte des histoires, on refait des dessins (encore mieux), on se trompe tout le temps de prénom ("T'es bien sûr que tu t'appelles pas Anatole, Henri ?") et on va au lit à 9 h du soir.*
Image volée à Séverine Vidal  (merci Séverine)
Il fait bon chaud, on fait des bisous à PEF en VRAI !
Attention : cet homme n'EST PAS le Père Noël. En plus, je n'ai aucune influence sur lui : j'ai demandé  le Ken  qui fait du roller en short, et j'ai eu un Pet shop-lapin. La preuve.

Et à la fin, j'ai envie de revenir l'an prochain, pour revoir ça encore une fois :

photo : encore Séverine
Et en aval, on a des gosses heureux. Et pas qu'eux. Merci, les Zingos !
* Une billevesée s'est malicieusement glissée dans cette phrase. Sauras-tu la retrouver ?