lundi 6 septembre 2010

Questions/réponses



Il y a des questions qu’on me pose fréquemment. En voici quelques unes (avec les réponses, ce qui est un vrai plus !) :



-Comment tu as fait pour être publiée ?
- J’ai envoyé mes textes par la poste, bêtement, sans recommandation, sans nom particulier de contact. Essayez, ça marche ! Soyez patients surtout : ma première histoire a mis un an avant de trouver preneur !



- Combien de temps se passe entre l’acceptation d’un texte et sa publication ?



- C’est long, mon cher petit (oui, j’aime bien appeler les gens « mon cher petit", ou tout autre surnom idiot). Il faut que l’éditeur trouve un illustrateur, que celui-ci ait le temps de s’y mettre.. En gros, il faut compter entre 4 mois et 18 mois. Il ne faut pas être pressé : parfois, quand je reçois le livre, je ne me souviens plus très bien de l’histoire !



- Comment travailles-tu avec les illustrateurs ?



- Eh bien, ma cocotte, je ne choisis pas les illustrateurs de mes livres ! Sauf exception, c’est l’éditeur qui décide. Et c’est très bien comme ça : l’illustrateur doit mettre l’histoire en valeur, y apporter son point de vue, ne pas être une simple redondance du texte… c’est un métier ! Et ce n’est pas parce qu’on adore un illustrateur qu’il sera le plus indiqué pour cette histoire-là ! Alors, concrètement, mon texte est chez l’éditeur, qui cherche dans son « vivier » qui va être mon co-parent pour ce bébé. Et puis, ensuite, c’est comme la tarte : t’attinds, t’attinds, t’attinds… Et un matin, hop ! Un paquet dans ma boîte aux lettres ! C’est la maquette !

Alors, bien sûr, il y a des allers-retours : un passage trop complexe à illustrer, un décor qui ne change pas assez… Hop ! On retravaille le texte, zou, on refait l’illu…



- Est-ce que ça t’arrive d’être déçue ?

- Pour sûr, mon poussin, parfois, c’est comme dans la vie, ce n’est pas toujours comme on avait rêvé…

- Comment as-tu tes idées ?

- Je crois que ce n’est pas moi qui ai les idées, petit scarabée, ce sont les idées qui me tombent dessus ! Ca ressemble à une pirouette, mais c’est assez vrai : je me contente de rester disponible à ce qui se passe, ce qui se dit. C’est noté dans un coin de ma tête, ou sur un des nombreux petits carnets que je trimballe et que je perds avec une belle régularité. Et puis, hop ! Ayé ! Je tiens une idée, elle me semble sympathique. C’est le moment de travailler. Là, je cogite, j’élabore, je me pose des questions : Qu’est-ce que je veux dire ? Quel est le problème du héros ? Va-t-il le résoudre ou pas ? Qu’aura-t-il appris ? Pourquoi le choix d’une héros humain, animal ? Qu’est-ce qui va traverser la tête de mon petit lecteur ?... Voilà, Je m’assois, j’écris. Ca peut durer deux heures ou 6 mois. Il peut y avoir une seule version ou dix, tout peut s’arrêter, tout peut bifurquer… Dans ces cas, l’éditeur est précieux, il relance, il explore, il interroge…

- Combien tu gagnes ?

- En règle générale, l’auteur touche entre 2 et 3,5% du prix du livre, avec, en général, pas toujours un à-valoir (env 800 euros pour un album). Je sais, c’est peu… c’est pô juste !

- Quel est le moment que tu préfères ?


- C'est exactement comme quand on va avoir un bébé : il y a plusieurs bons moments, ma chapougnette : il y a le moment où j'ai l'IDEE ! Ca c'est bon ! C'est le test de grossesse, tu vois ! Et puis, il y a la première écho : le premier dessin qui arrive sur mon ordinateur, pour m'allécher, pour bien me faire prendre conscience qu'il va vraiment exister, ce petit ! Et puis, l'instant où j'ouvre le paquet : je découvre la maquette ! Hooo ! Comme il est mignon ! Il ressemble bien à son tonton, à son pépère....

- Et qu'est-ce que tu n'aimes pas ?

- Ben.... Rien, mon lapin !

- Est-ce que tu as toujours écrit ?

- J’ai surtout toujours beaucoup lu ! Ecrire, c’est comme lire, ça me fait voyager, ça me fait rêver, ma bichounette !



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